Il s’agit là, d’un terroir exceptionnel, résultat d’une véritable curiosité géologique. Le relief est en effet constitué par une terrasse d’alluvions anciennes, longue de 7 km, large de 800 à 1500 m, et d’une altitude à peu près constante de 80 mètres en moyenne. Appuyée sur les collines gréseuses de Boutenac, qui la protègent des atteintes du vent d’ouest, elle a pu être miraculeusement conservée et elle est bien individualisée topographiquement, dominant de 40 à 45 mètres le lit de l’Aussou qui coule en contrebas dans la plaine. Mais c’est un cours d’eau beaucoup plus puissant, et aujourd’hui disparu, qui, au Quaternaire, il y a un million d’années, a déposé là ses alluvions et est à l’origine de cette terrasse. Les matériaux qui la constituent sont très variés : limons, éléments calcaires et gréseux et surtout des bancs importants de galets roulés riches en quartz et d’un volume pouvant être important, ces galets roulés donnant à la terrasse sa structure et sa cohésion. Ce terroir original est en outre bien ensoleillé, bien exposé à l’Est, bien abrité du Cers, graveleux, bien égoutté et facile à travailler, car le terroir c’est la terre que l’on travaille. 

Entaillé par de petits ruisseaux qui multiplient les micro-reliefs et les micro-climats, il bénéficie d’une ardente intensité solaire que ses galets renforcent et optimisent, toutes qualités climatiques et pédologiques éminemment propices à un vignoble de qualité.

Il s’agit là sans nul doute d’un des meilleurs terroirs des Corbières sinon le meilleur et c’est celui que le Château la Voulte-Gasparets a eu dès l’origine la prescience de choisir. Ses propriétés avaient d’ailleurs été très tôt distinguées. Il est devenu, au 5éme siècle, « l’ager octavianus » du noble gallo-romain narbonnais Consentius sur lequel est situé le Château la Voulte-Gasparets.